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Paysages Éphémères

On oublie souvent que pour chaque arbre, il existe sous terre, un homologue inversé fait de racines profondément ancrées dans le sol...Pourtant en s’imaginant ce qu’il se passe sous nos pieds, on peut alors se rendre compte du lien puissant que crée un arbre entre terre et ciel...C’est à partir de cette constatation que s’est développé notre projet « réflexions végétales».
Il propose une invitation, un plongeon dans les ramures des diverses essences du parc des Compagnons de St-Laurent en installant autour de sujets choisis des cônes de réflexions composés de miroirs souples montés sur une armature rigide. L’image projetée au sol, ainsi placée à portée de vue, attire l’attention, à la fois sur ce qu’on ne prend pas le temps de regarder (le ciel et les ramures) et sur ce qu’on ne peut pas voir (les systèmes racinaires). Par cette installation, le quotidien nous surprend, l’espace se poétise, les repères sont bouleversés. Où est le haut, où est le bas, les miroirs s’amusent avec l’oeil du passant et vice et versa. «Réflexions végétales» est une invite à l’étonnement, à l’arrêt, à l’observation, à la détente...plongeon dans les voûtes végétales vivantes de vents et de lumières, dans les jeux d’ombres chinoises ou les motifs des feuilles changent suivant que l’on regarde un érable, un chêne ou un peuplier. Pour un temps la rue, ses couleurs et ses bruits se font oublier...installation évolutive, l’espace est modifié selon le mouvement des regards, le climat et les lumières différentes à chaque jour, chaque heure, chaque minute...expérience sensible qui nous ramène pour un temps vers une nature oubliée, banalisée.
Alors que pourtant... mais regardez plutôt....

 

International Flora, Montréal 2006
Une brise qui balance délicatement les végétaux, un jeu d’ombre et de lumière, la rosée qui enveloppe le jardin au petit matin, autant de signes discrets qui révèlent les forces latentes auquelles sont soumises le jardin. Nous proposons de capter ces phénomènes énergétiques grâce à des dispositifs sensibles au vent, au soleil, à l’humidité atmosphérique.Des tiges en acier flexibles montées de disques colorés oscillent dans le vent et baignent le visiteur d’une luminosité changeante et tamisée. Pratiquant l’acuponcture à grande échelle, ces aiguilles, plantées sur une trame nord-sud, stimulent et révèlent les lignes énergétiques du site qui puisent leur source bien au-delà des limites du jardin, telle que cette ligne géomagnétique, qui suit le tracé d’un champ magnétique sous-terrain.
Au-delà des tiges, trois pétales en acier captent la rosée du matin et la dirigent vers un bassin central. Orientées vers les étoiles, la surface des pétales se refroidit la nuit, et condense ainsi l’humidité atmosphérique à l’aube. Cette méthode ancestrale de récolter l’eau s’inscrit dans une approche durable d’utilisation des ressources.
C’est dans cette optique aussi que le couvre-sol est en verre recyclé;l’enceinte du jardin, elle, démontre que toute surface, même verticale, peut être un substrat pour y cultiver la vie.

Ping PONG, Festival des Jardins, Chaumont s/ Loire 2005

Pratiquant l’acupuncture du site, nous plantons une série d’objets sensibles qui stimulent les lignes énergétiques du site.
Montés sur des tiges en acier, ces dispositifs captent l’énergie du vent, de l’eau, de la lumière, et du mouvement des visiteurs:
• Des sculptures sonores oscillent dans le vent, et invitent les passants à les toucher, les pousser, les pincer. Cette troupe d’instruments à percussion insolite anime l’espace d’une représentation musicale qui évolue au gré des visiteurs.
• Au centre du jardin, un rideau de bambou dissimule une installation de disques en plexiglas, montés sur des filigranes d’acier plantés au sol. Voûte vivante de vent et de lumière, elle baigne le visiteur d’une lumière colorée et changeante, et l’invite à la contemplation. • • • Cachés dans les massifs végétaux, des jeux d’eau espiègles jouent à saute-mouton et retombent avec un bong! retentissant.
Les végétaux, eux aussi, traduisent le jeu des éléments : la graminée, l’ail géant, le bambou, se balancent délicatement dans le vent. Le ricin et l’acanthe animent l’espace de leur port architectural et leur feuillage insolite.
Exposition plein air, Montréal 2006
Quartier populaire au dix-neuvième siècle, Griffintown se blottit au pied des tours du centre-ville de Montréal. On y trouve encore des espaces oubliés par le temps, tels la demi-douzaine d’écuries, éparpillées dans Griffintown et la Pointe-Ste-Charles. Témoins de l’histoire populaire de la ville, et du rôle important du cheval dans l’économie montréalaise du 19e siècle, ces écuries urbaines remplissent encore aujourd’hui leur fonction d’origine, celle de loger les chevaux qui tirent des calèches.
En collaboration avec le Centre d’Histoire de Montréal, Catalyse Urbaine organise:
• une exposition photographique sur le parvis du Centre d’Histoire
• un portrait multimédia des écuries
• un circuit de visite et des animations culturelles sur le thème du cheval
pour en savoir plus to find out more
Toit Planté, Montréal

Toit planté sur un édifice patrimonial, en cours de réalisation.

Ce projet profite de la vue spectaculaire du centre-ville pour aménager une terrasse et un toit planté sur un édifice de 1907.
Projet expérimental en première au Québec, nous évitons de renforcer la structure de l’édifice en utilisant un substrat végétal de 3’’, planté de sedums ultra-résistants à la sécheresse.

design web et flash: www.allterrainpublicity.com